J’ai souvent entendu parler des pirates se retrouvant en garde à vue, avec leurs machines saisies et des policiers spécialements entrainés pour les enquêtes informatique, allant de procès en procès… En lisant ce genre de choses dans le journal, on se dis tous «ça n’arrive qu’aux autres».
Et bien quelle ne fut pas ma surprise, un soir, de trouver dans ma boite aux lettres un petit papier sur lequel il était écrit «Vous êtes convoqué à la BEFTI (Brigade d’Enquête des Fraudes aux Technologies de l’Information, un nom bien barbare) tel jour à 10h». Ayant tout de même une légère idée de la raison pour laquelle j’était convoqué, je m’y suis rendu, en ayant dans l’idée de ressortir avant 13h…
Mais à 13h, j’était en garde à vue, en train de manger un plat, ma fois pas trop mauvais, mais surtout extrêmement gras. En fais dès mon arrivée, le brigadier chargé de l’affaire m’a fait signer un procès verbal de début de garde à vue.
En fait, tout commença en mars 2005. Un ami veut me faire venir l’aider au Japon pour la promotion nippone de son site et de ses oeuvres. Ayant toujours rêvé d’aller au Japon, j’accepte volontier. S’en suit une course éfreinnée pour obtenir un passeport en moins de 3 jours, préparer un départ vers le Japon, financer mon avion…
Finalement, je m’envole vers le Japon. Là bas tout se passe pour le mieux, je prend un petit millier de photos, et tout un tas d’aventures, de découvertes et de plein de choses vââchement passionnantes.
Retour en France.
Arrivé chez moi, ouverture du courrier arrivé pendant ces 10 jours de rêve. En résumé : factures, factures, factures… et découvert. Grosse déprime, j’envois une lettre de démission et je me pend avec un câble réseau à ma fenêtre (maintenant que j’ai été au Japon je peux mourir tranquille).
Là, arriva un appel de mon patron de l’époque. En résumé, il me dit de venir et que tout n’est pas perdu. Je viens donc, et là, je signe un contrat de vente du domaine FF.ST, de ses services d’hébergement en .ff.st ainsi que du réseau IRC irc.FF.st; le tout pour un chèque de 3100€ (2000€ de vente, et 1100€ de salaire, le tout mixé). Evidemment cette somme couvre mes dettes actuelles. Je signe donc le contrat et j’encaisse le chèque. Les choses vont mieux, toutefois je ne souhaite tout de même plus travailler pour Linux étant donné la planification de mon départ à l’étranger.
Suite à pas mal de discussions, on met au point mon dernier jour de travail pour le 30 juin.
Aux alentours du 12 juillet, je reçoit une lettre recommandée de la part de mon ancien employeur, me demandant de justifier mon absence, à laquelle je répond grâce aux conseils d’un ami.
Par la suite j’ai travaillé pour une autre société avant de finalement quitter la France.
L’après-midi de ma garde à vue à la BEFTI, je suis conduit chez moi. Le but : récupérer tout les supports de stockage présent chez moi afin de les analyser… Et là ça commence à devenir amusant… Petit aperçu du matériel présent à ce moment là (et qui a été saisi) :
- Mon ordinateur principal, équippé à ce moment de 1x80Go, 1x160Go et 3x250Go de disque, tout plein.
- Mon ordinateur “serveur”, un Compaq Proliant contenant 5 disques SCSI (en RAID)
- Un ordinateur test, non équippé de disque dur (et qui a été laissé là)
- Un palm, avec une série de cartes SD
- Des DVD et CD gravés
- Un iBook première génération
- Divers autres trucs que j’ai oubliés
Là, ce fut le moment où le brigadier, qui est sensé être formé à tous les cas de figure, s’écrit «Vous feriez un parfait cas d’école»… J’en suis content, ceci dit j’ai pas envie de recommencer ça tous les jours.
Quoi qu’il en soit, le courant est d’abord coupé chez moi. Mes machines sont débranchées et toutes embarquées dans la voiture de police civile (ma tour pèse à elle seule 30kg). Là, ça deviens amusant. Nos chers amis de la BEFTI ne sont pas si bien équippés que ça. Leur équippement d’analyse des disques durs se résume en gros à ouvrir un éditeur héxa sur /dev/sda et faire une recherche de texte là dedans. Evidemment ça reste très moyen comme technique…
En ce qui concerne mon mac, ainsi que le Compaq Proliant, leur analyse est effectuée “online”, c’est à dire que la machine est allumée, et une personne de la BEFTI tape ce que je lui dit au clavier (ils ne sont pas formés à l’administration Linux).
Leur but était de savoir si j’avais des données conçernant FF.ST datées du moment d’un de mes backups depuis les serveurs qui étaient chez mon ancien employeur, qui a porté plainte contre X (alors qu’il savait pertinemment que j’était le seul à accéder avec ma clé aux données des serveurs, ce qui, à mon sens, prouve sa mauvaise foi).
Plus de détails, d’informations, etc… à venir dans un autre post. Je pense avoir déjà donné pas mal d’infos ici et surtout il se fait tard.


#1 by Kiddo on 2006/01/16 - 01:49
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eeeeeeh ben. Il te restait plus qu’à uploader discrètement le contenu de tous tes disques durs sur un serveur de placard à Montréal. Mais nooooon moi on m’écoute jamais, "ton disque dur est trop petit", et gné gné gné…
Farce à part, j’ai hâte de lire la suite :3
#2 by Jejem on 2006/05/12 - 23:21
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MdR quand même
#3 by Jejem on 2006/11/23 - 02:28
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La suite probablement demain à ma convocation à la gendarmerie =) =) =)
#4 by Jejem on 2006/11/25 - 07:21
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Je retire mon "MdR" et le change en "putain de merde même moi jsuis emmerdé par ce mec maintenant…"
#5 by akimo on 2010/06/30 - 19:45
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bonjour a vous,
je suis victime d’un piratage telephonique et j’aurais aimé qu’on m’aide face a ce probleme.