Je dois bien avouer que je n’ai jamais réellement compris comment fonctionnent les gouvernements, en particulier la République.

Pour moi, quand il est question de «gouvernement», il est question de personnes sensées représenter leur pays. Qui dit pays dit population. La République est sencée être une démocratie, c’est à dire donner le pouvoir (cratos) au peuple (demo). Or actuellement en France, des décisions sont sur le point d’être prises par des gens qui ne comprennent rien à ce qu’ils font.

Prenons un exemple simple : demandez a une personne lambda qui a créé l’informatique. Dans 95% des cas vous aurez une réponse semblable à «Bill Gates» (évidemment, notre ami billou n’a pas fait grand chose. Son principal travail, ormis servir de bannière commercial et bien parler, fût de créer l’interpréteur BASIC de Microsoft).

Quoi qu’il en soit, on rencontre un problème semblable avec la DADVSI. Des gens sont des décideurs sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. De plus ils sont influencés non pas par la voix de la population, mais celle des majors (un exemple simple : une visite sur le site de Microsoft vous prouvera que Windows est plus sécurisé que Linux… non ça ne s’apelle pas du mensonge mais de la propagande).
Quoi qu’il en soit, les individus sont actuellement extrêmement menacés en France – que ce soit au niveau des libertés individuelles telles que le droit à la copie privée ou au niveau de la protection de la vie privée.

De plus l’application de la loi DADVSI risque d’être extrêmement couteuse, et d’engager a des actions que l’on ne voit actuellement qu’en Chine. Pour couronner le tout, le texte est extrêmement vague.

Par exemple il est question d’interdire le «peer to peer». Pour ceux qui sont au pouvoir, «peer to peer» correspond au téléchargement en masse de musique…
Juste pour donner un exemple, il est possible de télécharger les DVD de la distribution Debian (plusieurs Go) via Bittorrent, qui est un système de téléchargement qualifiable de «peer to peer». Ce n’est pas pour autant qu’il devrais être interdit de télécharger Debian.

Pour aller encore plus loin, doit-on considérer que quelqu’un lançant une partie de jeu (counter-strike par exemple) sur son ordinateur et autorisant ses amis à venir jouer est en contradiction avec la loi ? Là il est une fois de plus question de «peer to peer» au sens semi-restreint (interconnexion de logiciels semblables).

Pour moi, en tant «qu’informaticien», je considère le fait de dire «peer to peer» comme l’établissement d’une connexion entre deux logiciels identiques. Toutefois le terme «peer to peer» au sens large désigne la connexion entre deux ordinateurs.

Si la loi interdit «le téléchargement de fichiers en peer-to-peer», cela peut également être interprété comme interdire le téléchargement d’un fichier HTML depuis un serveur web (ce qui est automatiquement fait lors de la consultation d’une page).

Pour finir certains jeux établissent des connexions entre les joueurs (toujours du «peer to peer») afin de limiter les ralentissements, et ce même parfois à l’insu même des joueurs.

Quoi qu’il en soit il y aura toujours des techniques pour passer au delà des protections existantes et ainsi permettre l’échange de fichiers entre les gens. Si réellement l’état veut arriver à une situation où le piratage n’est plus possible, il n’y a plus d’autre solution que de mettre chaque individu sous haute surveillance. Cela se traduirait a la fois par des couts élevés, une disparition de la vie privée et une absurdité qui fera rire le reste du monde.